Mettre des mots sur sa souffrance au travail (part 1)

Ecrit par Grégory Benoit

Publié le 14 mai 2019

Bienvenue dans le monde merveilleux de l’entreprise où nous sommes censés être heureux et motivés, avoir des managers bienveillants et positifs, une charge de travail adaptée….

En réalité, beaucoup (trop !) de participants que je rencontre dans mes formations de développement personnel (gestion du temps entre autres) ne le sont manifestement pas… malheureusement !

Il me semble déjà important de mettre des « mots sur les maux » pour qualifier un mal-être vis-à-vis de son travail.

Les participants peuvent ainsi comprendre et accepter leurs propres difficultés personnelles.

L’objectif de cet article est de pouvoir définir, comprendre et cerner pour soi ou pour les autres les quatre « out » : Le burn, le bore, le brown et le blur

Le burn-out : « Je n’en peux plus, je ne m’en sors pas »

Le plus connu est le burn-out : syndrôme d’épuisement dans le travail. La charge est souvent trop lourde ou, en tout cas, semble inatteignable, faute de moyens suffisants.

Le manque de reconnaissance de ses managers ou de ses équipes peut être un facteur accélérateur de ce burn-out.

Cela ressemble à une épée de Damoclès qui reste au-dessus de sa tête pendant toute l’année pour courir après des objectifs inatteignables, voire contradictoires. Ce qui aboutit à une sensation de ne « pas pouvoir faire autrement » que de se remettre à travailler le soir ou le week-end pour « pouvoir avancer ».

Ce sentiment d’être toujours à la recherche de plus de temps conduit à une réflexion permanente : « Comment faire toujours plus dans le temps imparti », ceci au détriment de la qualité souhaitée.

De fait, le salarié se concentre trop sur son travail et pas assez sur lui-même, il s’oublie pour malheureusement arriver au burn-out, sans avoir pu prendre du recul à temps.

Le bore-out : « J’en ai marre, je fais toujours les mêmes tâches »

Le plus tabou, voire impossible à avouer est le bore-out, c’est-à-dire le fait de s’ennuyer au travail, par manque de charge.

Cela peut se traduire également par :

. Une forme de lassitude au travail due à la répétition des tâches à effectuer

. Des tâches estimées sans grand intérêt ou jugées improductives.

Les personnes qui en sont victimes ont en réalité besoin d’être stimulées intellectuellement ou que le rythme du travail s’accélère. « Je pense que je pourrais apporter encore plus à mon entreprise. Je suis freiné dans mes propositions par le conservatisme, par les process actuels, voire la peur du changement de mes interlocuteurs ».

Ils peuvent ainsi se sentir inutiles dans leur organisation, voire même coupables de cette situation.

Je vous propose une explication sur le « brown out » et le « blur out » lors d’un prochain article à publier très prochainement.

Au plaisir de lire vos commentaires sur ces deux premières thématiques.