Finissons-en avec l’attitude de passivité et adoptons une attitude assertive

Ecrit par Véronique Boussac

Publié le 22 novembre 2019

La passivité est une attitude d’évitement, de repli sur soi, de soumission face aux personnes, aux événements, aux difficultés. Nous plaçons les besoins et les envies de l’autre au-dessus des nôtres. Nous sommes plus à l’écoute de l’autre que de nous-mêmes.

Nous croyons que l’autre devrait savoir quels sont nos besoins ou nos désirs (si nous ne lui disons pas que nous aimons recevoir des fleurs sans prétexte, comment peut-il le deviner ?)

Nous nous excusons ou enrobons notre propos de périphrases inutiles du genre « Peut-être, si vous êtes d’accord, pourrais-je, à moins qu’il n’y ait des objections… »

Nous utilisons le « on » qui ne désigne personne, sans nous en rendre compte.

Pour quelles raisons adoptons-nous une attitude de passivité ?

Nous avons une représentation négative de nous-mêmes qui se traduit par : le besoin d’être apprécié, entouré, aimé ; la crainte de s’engager personnellement ; la peur des sanctions ; une représentation erronée de la réalité. Nous voyons notre interlocuteur comme quelqu’un allant prendre l’avantage sur nous donc nous préférons nous en protéger.

Les comportements types associés à cette attitude : une neutralité apparente ou une tendance à ne pas prendre parti ; de l’abnégation et de la modestie ; un esprit de conciliation et de politesse excessive (ex :  » j’ai peur de le blesser « ) ; le sens de la discipline érigé en dogme (ex :  » le chef a dit que « ) ; l’absence d’initiatives ; une attitude qui consiste à parler peu et à poser peu de questions ; le fait de laisser prendre les décisions à sa place.

L’attitude de passivité est liée à la crainte que nous ressentons consciemment ou inconsciemment, de se faire remarquer, de déplaire, de faire une erreur, du conflit…

Les conséquences néfastes : ressentir de la frustration, voire une souffrance personnelle ; la perte du respect de soi-même ; de la rancœur et du ressentiment ; la déconsidération de la part de ses interlocuteurs ; il peut nous être reproché de ne pas assumer nos responsabilités car nous n’intervenons pas.

L’affirmation de soi

Décidons de sortir de cette attitude et de prendre notre place dans la relation, ce qui signifie que :

Je me reconnais de la valeur et des droits
Je dis « JE » et non « On »
Je clarifie mon objectif de communication et je le reconnais comme légitime (demander une augmentation de salaire par exemple)
Je parle dans les trois premiers à l’occasion d’un tour de table
Je prends l’initiative de m’adresser à mes interlocuteurs
Je regarde dans les yeux mon interlocuteur quand je lui parle
Je pose des questions pour mieux comprendre le propos de mon interlocuteur : « qu’est-ce que tu entends par plus rapide ? »
Je ne me justifie pas
J’exprime mes goûts et mes préférences
Je pose des questions claires
Je prends l’initiative de proposer
Je connais et reconnais mes qualités et je peux les citer
Et vous, que nous proposez-vous pour nous affranchir de cette attitude et libérer notre expression ?

Pour continuer à échanger sur ce thème, venez partager votre expérience lors d’une formation sur l’affirmation de soi avec les équipes de Pilotis !